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Répliques encore plus folles.

Un Os Dans le Crabe Miroir du Crabe L'Os Vagabond du Crabe Critiques et Répliques Hello !

Réponses aux critiques des uns et des autres.

Certaines critiques, plus ou moins justifiées, ont été émises au sujet des idées exprimées dans les pages consacrées à la Nébuleuse du Crabe. On peut les regrouper en trois types que nous vous proposons d'examiner ici.

Une compression JPG trop importante.

Critiques, réponses et Os.

  1. Les traitements informatiques induisent des artefacts dans les images. Il est donc probable que les "ponts entre les étoiles" et les jets observés ne soient rien d'autre que des artefacts.

Nous avons déjà largement répondu à cet argument dans :

  1. Méthode logicielle d'extraction d'images astronomiques.

  2. Validation et Limites de la Méthode.

  3. Les Artefacts.

  4. Le tout regroupé dans un document PDF.

Nous n'y reviendrons donc pas.

IC 4601
  1. Les images des étoiles diffusent dans les émulsions photographiques ou dans les capteurs CCD. Elles ne sont donc pas ponctuelles. Dans la zone de diffusion commune à deux objets proches l'un de l'autre on peut avoir, par addition, une accentuation de la luminosité ou de la couleur. Ce qui peut apparaître comme un pont, surtout lors d'un traitement informatique.

C'est un argument très fort.

Aussi nous avons procédé à des vérifications, en particulier dans les images de la nébuleuse du Crabe. Nous y avons traité toutes les paires d'étoiles dont la distance angulaire qui les sépare est du même ordre que celle du pulsar et de l'étoile à laquelle il est, semble t'il, relié.
Le plus souvent nous n'avons absolument rien trouvé. Parfois nous avons trouvé des taches difformes qui semblent bien correspondre à la diffusion présentée dans l'argument, mais rarement de pont sous forme de filament bien structuré.
D'autre part nous disposons de nombreuses photos qui, après traitement, montrent des ponts de matière filamenteux reliant des étoiles séparées par de grandes distances. (Voir les deux exemples ci-contre). Dans ces cas la diffusion ne peut pas être invoquée.

Dans la nébuleuse de la Rosette


 

  1. "Il est (Nous citons) de notoriété publique, depuis au moins un quart de siècle, qu'il n'existe aucun lien gravitationnel entre le pulsar du Crabe et l'étoile (Trimble 28) apparaissant à ses côtés sur le cliché, comme en témoigne l'existence d'un mouvement relatif important entre les deux astres, totalement incompatible avec l'hypothèse d'un système binaire à très longue période".

C'est un argument qui semble convaincant.

Mais qui montre que l'auteur de cette critique n'a pas vu ou compris qu'il existerait un effet de lentille optique de grande ampleur dans cette région de la nébuleuse du Crabe. Cet effet de lentille ayant pour effet de biaiser les mesures de distances et donc de vitesses.
Voir :

  1. Un Os Dans le Crabe

  2. Miroir du Crabe

Ajoutons que nous n'avons jamais évoqué l'hypothèse d'un système binaire à longue période, mais qu'au contraire nous avons évoqué, par ailleurs, l'hypothèse d'un système binaire, de petite dimension, pour lequel les lois de la gravitation conventionnelles seraient contrariées par un mécanisme hydrodynamique. (Effet Coanda)

S. Wyckoff et C.A. Murray ont, entre 1899 et 1976, évalué la vitesse relative tangentielle du pulsar à 123 km/s. Ils ont utilisé 7 plaques photographiques. Mais si l'on tient compte de l'effet de lentille, la vitesse est inférieure à 1 m/s.
N'ayant pas, en ce qui nous concerne, accès à ces plaques, nous ne pouvons pas vérifier ce travail. Nous ne pouvons donc qu'en admettre le bien fondé, compte tenu des éléments d'informations à leur disposition à cette époque.

Si nous admettons ce déplacement, alors il existe une explication très simple à cette observation.
La bulle de gaz, au cours du temps changerait de forme et de dimension, ce qui induit des modifications de ses caractéristiques optiques, et en particulier du facteur de grossissement.

Une particularité physique très importante de la nébuleuse du Crabe est que la totalité de la matière contenue dans celle-ci (pulsar et gaz environnant) est insuffisante pour expliquer comment l'étoile génitrice a pu exploser en supernova. Trimble 28 pourrait ainsi être, partiellement ou totalement, cette masse manquante !

Images prises à 30 ans d'intervalle.

Toutefois il existe sur Internet un document qui devrait nous permettre de faire quelques mesures approximatives, et nous permettre d'en tirer quelques conclusions utiles.
Cette animation est constituée de deux images prises à 30 ans d'intervalle.
Si, dans les deux images de cette animation, on  observe Trimble 28 et le pulsar on constate que ce dernier semble effectivement animé d'un mouvement sensible en direction de la droite. (il faut avoir un œil exercé).
Nous devrions donc pouvoir mesurer, sans grande difficulté ce déplacement.

Zoom dans l'animation précédente.

Pour ce faire nous avons réalisé un zoom sur la région de la nébuleuse concernée

Et là, Surprise, il y a un Os

Le mouvement que nous avions cru déceler dans l'animation à grande échelle n'est dû qu'à un artefact translucide recouvrant, partiellement sur sa gauche, le pulsar dans l'une des deux images de l'animation.
Cet effet mis ainsi en évidence, permet d'éliminer sans ambiguïté tout mouvement significatif du pulsar et nous interdit de faire quelque mesure que ce soit.
Dans ces conditions, nous ne pouvons rien affirmer en ce qui concerne la publication de S. Wyckoff et C.A. Murray.

L'artefact

 

Le déplacement du pulsar que nous avions cru voir, ne serait qu'une combinaison fâcheuse entre une banale illusion d'optique due au système nerveux humain, lequel a parfois tendance à nous faire prendre des vessies pour des lanternes, et un artefact situé là où il n'aurait jamais dû se trouver.

En conclusion, sur 30 ans, malgré les apparences, il n'y a pas de mouvement relatif significatif entre Trimble 28 et le Pulsar. Ceci n'exclut pas un mouvement décelable sur une plus longue période.

La cause de cet artefact pourrait être due à la manière dont l'animation a été réalisée.
Les auteurs auraient utilisés des images au format JPG, donc plus ou moins compressées.
Pour réaliser cette animation, elles auraient été converties au format GIF.
La compression JPG serait probablement la source de cet artefact.

Mais est-ce bien un artefact ?

Si l'on se plonge dans le document publié par S. Wyckoff et C.A. Murray, on y trouve la seule reproduction (Fig. 2) de l'une des sept plaques ayant servi à leurs mesures.
Cette image semblait de peu d'intérêt car de mauvaise qualité. Ce n'est qu'à une date récente que nous nous y sommes intéressés. Nous l'avons extraite, lui avons fait subir une rotation de 90° dans le sens horaire et finalement nous l'avons inversée pour obtenir une image positive.
Et enfin nous l'avons comparée aux images individuelles de l'animation (Zoom).


Cette première image extraite de l'animation a des similitudes très marquées par rapport à l'image publiée dans le document de S. Wyckoff et C.A. Murray (ci-dessus). Nous pouvons donc, à juste titre, supposer que c'est la même image. Les nuages sombres occupent la même position par rapport au Pulsar. Notons la présence d'un nuage sombre à gauche du pulsar.


Cette deuxième image extraite, elle aussi, de l'animation (Zoom), n'est pas publiée dans le document de S. Wyckoff et C.A. Murray. Elle correspond à l'évolution, au terme de trente années, de l'environnement immédiat du pulsar et de son éventuel déplacement par rapport à Trimble 28.
Et c'est là qu'un observateur avisé remarque, que ce que l'on pensait être un artefact, est en réalité une occultation partielle du pulsar par le nuage sombre qui en trente années, s'est déplacé vers la droite.
Dans ce cas, la mesure qui a été faite ne serait en réalité que la mesure biaisée de la vitesse de déplacement d'un nuage sombre.

Mais cette image est-elle bien l'une des six plaques non publiées comme on est en droit de le supposer ?

La nature de ce nuage sombre nous est inconnue. Mais si l'on admet, avec l'ensemble des astronomes, qu'une étoile est ponctuelle, alors normalement le nuage sombre n'aurait dû que réduire la luminosité du pulsar et non pas réaliser une occultation ! (Occultation partielle en l'occurrence).
On pourrait, bien sur, nous rétorquer que le pulsar est observé au travers d'un gaz diffusant sa lumière. C'est possible, mais cela se saurait  depuis longtemps grâce aux nombreuses spectrographies réalisées.
Mais s'il s'agit bien d'une occultation du pulsar, alors nous sommes en présence d'une image résolue du pulsar du Crabe.

Conclusion: Ainsi notre contradicteur, en voulant trop bien faire, aurait ainsi apporté une preuve supplémentaire en faveur de nos hypothèses.

Documentation

Proper motion of the Crab pulsar - S. Wyckoff et C.A. Murray
Et plus encore.

 

Date de Création : 16/12/06
Dernière mise à jour: 10/05/13

 IC 443, l'as des Os : 

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