L'effet Kerr, en optique géométrique, est une extension
des lois de la réfraction de la lumière lors de la propagation de cette
dernière dans des milieux d'indices variables. Cet effet a pris récemment
une importance considérable dans l'industrie des
télécommunications par fibres optiques. (fibres à gradient
d'indice).
Dans une fibre à gradient d'indice, on utilise cet
effet pour éviter la dispersion chromatique lors de la transmission de la
lumière. Cela a pour conséquence de conserver, tout au long du parcours,
les relations de phases dans le spectre de la lumière transmise, et donc
d'éviter la dégradation de l'information. (Soliton)
Il pourrait, en astrophysique, se révéler d'une
importance inattendue dans les milieux gazeux à gradient d'indice de
réfraction lié au gradient de densité de la matière (gaz). Surtout lorsque
ces derniers sont associés à la présence de trous noirs géants. (noyaux de
galaxies)
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Loi de Descartes.
(rappels)
Le rayon incident, la normale au point d'incidence et
le rayon rayon réfracté sont dans un même plan.
Le sinus de l'angle d'incidence est dans un rapport
constant avec le sinus de l'angle de réfraction. ce qui s'exprime avec la
relation:
sin i = n.sin r
(n est l'indice de réfraction)
Notons que l'indice de réfraction dépend aussi de la
fréquence v de l'onde incidente. C'est cette propriété qui est
utilisée dans les fibres à gradient d'indice pour éviter la dispersion
chromatique.
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Effet Kerr en géométrie
plane
Lorsque la lumière traverse un milieu dont l'indice
croit de manière continue, la lumière suit une trajectoire dont l'angle
varie continûment. Dans l'exemple, ci-contre, on voit que la lumière tend
rapidement vers l'axe vertical.
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Effet Kerr en géométrie circulaire ou sphérique
Dans un milieu sphérique à indice de réfraction
croissant, de l'extérieur de la sphère vers le centre de la sphère, la
lumière, venue de l'extérieur de la sphère, suit une trajectoire en
spirale. Le type de spirale dépend de la loi de croissance de l'indice
(linéaire, x², x3...)
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Algorithme de simulation:
Nous avons réalisé cette simulation en rédigeant un
programme en langage "C". Le temps d'exécution, après compilation, était,
sur le PC dont on disposait à l'époque (486 DX 50), de l'ordre de la 1/2
heure.
Sur les conseils de Monsieur
J.C. Pecker, Professeur au
Collège de France,
nous avons utilisé la loi des gaz parfaits, laquelle permet de calculer
l'indice de réfraction, connaissant n la densité (Nb de molécules
dans le volume).
Pour le calcul de l’indice de réfraction, nous avons donc pris
l’équation:
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N²(v) = e(v)
= 1 + 4pna(v)
Avec a
= 0,91 (Hydrogène) et v = fréquence
Ensuite, cela a été inséré, dans une boucle logicielle
contenant la 2eme loi de Descartes. La difficulté de la simulation tient
essentiellement au peu de précision des processeurs mathématiques dans les
PC. (Tables trigonométriques, et calculs numériques limités à 32 bits. il
vaut donc mieux les réaliser avec ses propres programmes). De plus il ne
faut pas oublier les arrondis de calculs. En final, voici le résultat dans
le cas d'une sphère de gaz d'une centaine d'années lumière avec une
densité variant de 10-20 g/cm3 à 10-10 g/cm3.
La loi de croissance utilisée est en x². Seule la partie centrale
est représentée ici. Remarquons aussi que la simulation montre que la
fréquence (optique) ne joue qu'un role négligeable aux densités de matière
mises en jeu.
Pour ne rien cacher, quand ce travail, a été entrepris,
personne n'y croyait.
Conclusion
Si, dans l'univers, des phénomènes de réfringence sont
possibles dans une bulle de gaz à gradient d'indice de
densité-réfraction, alors, bien évidemment, il n'est nul besoin
d'invoquer, pour chaque cas de lentille, des effets de loupes strictement
et uniquement gravitationnels. Toutefois, les deux phénomènes ne sont
certainement pas exclusifs l'un de l'autre. Et, dans ce cas, ils sont
complices et cumulatifs !
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Documents: |
Milieux à gradient d'indice.pdf
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