NE LISEZ PAS CE LIVRE. Mais si vous deviez
décider, après avoir lu ce résumé, de négliger ce conseil, vous aurez
alors besoin de vous préparer à ce que votre univers soit chamboulé. En
parcourant ce petit livre génial de 306 pages, vous devriez vous forger
une opinion, Et il est très possible que surgisse le doute sur ce que vous
saviez des structures à grande échelle de l'univers. L'interprétation
cosmologique du redshift pour les quasars et les noyaux des galaxies
actives a souvent été réinterprété auparavant, mais jamais avec autant de
succès. Car rares sont les suggestions sérieuses que l'interprétation
donnée de la relation entre redshift et distance, en ce qui concerne les
galaxies ordinaires, puisse être fausse, ainsi que vous le verrez ici. Et,
comme si la révolution implicite en cosmologie n'était pas suffisante,
votre perception du professionnalisme des scientifiques et du monde
académique en général, et des astronomes en particulier, seront les
victimes de votre lecture.
On peut lire ce livre selon des approches différentes.
Par exemple, un court résumé des évidences et des implications apparaît
dans les pages. 239 à 241. Si le texte vous semble parfois trop technique,
même avec l'aide du glossaire étendu, on peut quand même en saisir
l'essence en parcourant juste les photographies (8 pages en couleur), les
chiffres, et les légendes qui apparaissent dans presque chaque page. Par
exemple, il n'est pas difficile de regarder les filaments, en rayonnement
X, dans l'image de Makarian 205, laquelle apparaît aussi sur la couverture
du livre, et de saisir ainsi les implications profondes de cette image.
Ainsi si une galaxie de Seyfert de faible redshift est physiquement
connectée et en interaction avec deux quasars de hauts redshifts, l'une
sur un coté et l'autre à l'opposé, alors les redshift ne peuvent être ni
une distance ni un indicateur de vélocité. Et cette image, à elle seule,
réfute alors le Big-bang et la plupart des principes cosmologiques dans
leurs formes actuelles.
Arp connaît le ciel extragalactique peut-être mieux que
tout autre astronome vivant. Il construit méthodiquement sa démonstration,
contre l'interprétation standard du redshift.. Les allusions les plus
anciennes aux problèmes liés au redshift sont apparus dès 1911 avec la
découverte que les étoiles bleues très lumineuses, dans notre propre
galaxie, la Voie Lactée, ont des redshifts systématiquement supérieurs,
aux autres étoiles, d'approximativement 10 km/s. Des observations plus
tardives ont montré que les étoiles de type O, dans les amas d'étoiles de
notre galaxie, ont des redshifts identiques aux étoiles brillantes de type
B, et encore de 10 km/s. Ce phénomène appelé "Effet K" est toujours en
débat parce qu'il n'a aucune explication théorique acceptée. Cependant,
des doutes au sujet de la validité des données ont été émis. Et l'effet K
a alors été confirmé par des mesures plus récentes du redshifts d'étoiles
super-géantes dans les deux Nuages de Magellan, galaxies compagnes de la
voie lactée. Ce sont des redshifts d'approximativement 30 km/s par rapport
aux autres étoiles dans ces petites galaxies. Personne ne suspecte que
toutes les super-géantes brillant dans notre galaxie ou dans nos voisines
immédiates fuient symétriquement au loin, par rapport à notre propre
emplacement, vers les bords de la voie lactée.
Les galaxies compagnes en général paraissent avoir des
redshifts qui dépassent nettement ceux de leurs galaxies mères. Toutes les
onze galaxies compagnes du Groupe Local ont des redshifts conformes à
celui de la galaxie centrale, la galaxie d'Andromède. De même, toutes les
onze galaxies voisines de M81, dans ce groupe, ont des redshifts relatifs
à M81. Aussi, si ces galaxies compagnes gravitaient autour de leur galaxie
centrale, à coup sur, 50% d'entre elles auraient dû être blueshiftées.
Bien que l'évidence des redshifts des galaxies compagnes ne soit pas
définitive pour les groupes de galaxie plus distants, c'est encore
statistiquement considérable. Les redshifts en excès sur les blueshifts
pour les galaxies compagnes par rapport à leur galaxie centrale est une
propriété apparemment vérifiable de l'univers local. Et cela veut dire que
les redshifts doivent avoir une cause différente de celle due à la
vélocité.
Nous commençons à obtenir des indices au sujet de ce
qui peut se passer quand Arp nous rappelle des faits de base au sujet des
radio-galaxies. On a découvert, il y a déjà longtemps, qu'il y a
généralement de chaque coté des lobes radio doubles, vraisemblablement le
résultat d'explosions et d'éjections de matière depuis la galaxie
d'origine. Des télescopes radio à haute résolution ont détecté des
filaments qui raccordent ces lobes à la galaxie centrale. Et l'on sait
aujourd'hui que les lobes radio projetés correspondent rigoureusement avec
les lobes en rayonnement X issus la même galaxie.
Cela nous donne les clefs permettant de résoudre
entièrement le puzzle des quasars. Parce que souvent les quasars
coïncident aussi avec ces sources de rayonnement X. Les quasars à
redshifts élevés ou faibles y sont associés beaucoup plus souvent qu'une
chance raisonnable ne le permet. Ces interactions et ces connexions qui
apparaissent parfois forment souvent des couples pour des objets de bas
redshift avec des objets sans rapport apparent.
En travaillant entièrement à partir des données
d'observation, Arp nous montre que les éjections issues des noyaux
galactique actifs s'échappent à des vitesses jusqu'à 10% de la vitesse de
la lumière. Mais les éjections à vitesses plus lentes sont impossibles,
Ensuite apparemment, toutes les éjections décélèrent en sortant. Les
objets plus lents sont finalement capturés à approximativement 400 kpc de
leur galaxie mère. Mais, aussi bien les quasars qui se sont échappés, que
ceux qui ont été capturés, finissent tous avec des vélocités
particulièrement faibles. De plus, les plus proches et par
conséquent la plupart des éjections récentes, ont le redshifts relatif le
plus élevé, et les plus basses luminosités intrinsèques. Cela permet à Arp
de suggérer que le redshift de la matière est une fonction inverse de
l'âge de cette matière. Bien sur, comme on aimerait résister à cette
conclusion, Arp montre, cas par cas, les faits qui sont conformes,
beaucoup ont été trouvés après que cette hypothèse ait été publiée, chacun
avec des chances de mille contre une. De plus, ces quasars, apparemment
projetés avec des redshifts, fonctions inverses de leur distance à leur
source, ont tendance à s'aligner le long de l'axe secondaire de la galaxie
mère.
La généralité de ces conclusions surprenantes est
démontrée par de nombreux exemples, telle que la paire semblable des
triples quasars Arp/Hazard, qui ont des redshifts discordants et une
galaxie de Seyfert entre eux. Beaucoup d'autres bons exemples ont été
découverts par des astronomes chevronnés. Cependant, même avec des cas
isolés, en les examinant en profondeur, Arp montre qu'il ne s'agit pas de
coïncidences. Une étude des quasars lumineux a montré que ceux-ci sont
regroupés autour de l'amas de la Vierge au centre du Superamas Local,
malgré leurs redshifts qui devrait les situer hors du superamas, loin dans
l'univers, loin de cette direction et ne leur accorder aucun lien de l'un
à l'autre. Le quasar le plus visible du ciel est 3C273, un membre d'une
paire de quasars presque alignés au travers de la galaxie la plus
lumineuse au centre de l'amas de la Vierge. Un nuage d'hydrogène
particulier connu pour être dans l'amas de la Vierge près des coordonnées
de 3C273 a une forme longue et étroite qui pointe vers le quasar; lequel a
lui aussi un jet orienté vers l'arrière du nuage d'hydrogène. Une carte du
rayonnement X (Fig. 5-16) montre aussi des relations entre l'amas et le
quasar. Actuellement, d'après son redshift, le quasar est supposé être 54
fois plus loin que l'amas. Comme Arp le dit, depuis plus de 30 ans, les
lois de l'astronomie n'accordent qu'une chances sur un million pour que
cette situation soit accidentelle. Les plus récentes évidences apportées
par le rayonnement X du nuage d'hydrogène ont confirmé qu'en fait il n'y a
aucune chance; Malgré tout la communauté n'est pas prête à admettre son
embarras et à changer d'attitude.
Comme le redshift n'est pas un bon indicateur de
distance, Arp Affirme que la luminosité des quasars n'est qu'apparente.
Les quasars proches de M49 semblent être relativement distribué de manière
aléatoire sur une carte du ciel jusqu'à ce que l'on ait relevé seulement
les plus lumineux dans une gamme d'une demie magnitude. Alors magiquement,
il apparaît une ligne de quasars qui émergent de M49 avec des redshifts
qui diminuent en fonction de la distance, comme le modèle observationnel
le prédit.
A chaque fois que des indicateurs secondaires de
distance sont disponibles, ils supportent cette image. Dans certains cas,
la rotation de Faraday occasionnée par la traversée d'un plasma aimanté
peut être mesurée pour les quasars. Aussi l'amplitude de cette rotation
devrait être un indicateur de la distance. Mais il a été découvert depuis
que les quasars avec des redshifts d'approximativement 2 avaient seulement
1/3 d'amplitude de rotation de Faraday par rapport aux quasars avec des
redshifts d'approximativement 1, alors qu'ils auraient dû en avoir deux
fois plus. Par contraste, c'est en accord avec le modèle de Arp parce que
les redshifts, des quasars de z = 2 , sont intrinsèquement moins lumineux,
et par conséquent généralement vus à des distances tout simplement plus
proches, que ceux avec z = 1.
Arp conclut que les quasars sont initialement peu
lumineux, mais qu'ils sont perçus comme des objets, en apparence, de
redshifts élevés, par transpositions du faible redshift, d'objets compacts
entourés d'un nuage flou dans lequel ils évoluent. Ils se développent en
petites galaxies, de hautes luminosité de surface, à partir des matériaux
disponibles autour d'eux. Et finalement ils évoluent en galaxies inactives
normales.
Dans cette nouvelle approche des rapports entre les
objets astrophysiques, les galaxies de Seyfert et leurs leurs proches
cousins, les objets de type BL Lac1 sont des étapes
évolutionnaires éphémères associées aux éjections de quasars depuis les
noyaux des galaxies actives. En fait, les galaxies de Seyfert sont des
usines à quasars. Les décomptes du nombre de quasars sont fortement
corrélés avec un échantillon presque complet de galaxies de Seyferts
lumineuses, comparativement avec les échantillons de contrôle de galaxies
non actives.
Quelques-unes de ces associations ont des explications ridicules dans les
articles des revues scientifiques principales. Le quasar GC0248+430 est
ainsi décrit comme "pouvant être un effet de micro-lentille
gravitationnelle sur le quasar situé derrière le bras déformé d'une
galaxie en interaction". Or il s'avère que justement c'est une galaxie de
Seyfert.
En effet, les quasars se révèlent aux astronomes comme
de petites portions de noyaux de galaxies actives. (En quelque sorte des
sosies de galaxies de Seyfert). Leur répartition en deux parties égales
par rapport au noyau, leur alignement avec les lobes des émissions radio,
les correspondances avec les carte d'émission en rayons X, et les données
en rayonnement optique confirment fortement l'interprétation de
l'éjection. Comme si la nature n'a pas déjà assez fourni d'indications, un
diagramme des magnitudes apparentes par rapport au redshift (Hubble)
montre que les galaxies de Seyfert ont trop de redshift aux magnitudes les
plus faibles et ne suivent pas le même rapport que les galaxies normales.
En effet, comme pour les galaxies de Seyfert, le diagramme de Hubble pour
les Quasars ne montre pas davantage de relations de Hubble normales entre
luminosité et redshift. On se demande de combien de manières différentes
on devra répéter ce message, au sujet des redshifts qui ne correspond pas
aux distances, avant qu'il n'imprègne les astronomes.
D'autres objets astrophysiques sont en accord avec ce
message. Des émissions maser associées à la présence d'eau sont aussi
détectées dans des paires nettement alignées avec des quasars. Les
filaments en rayonnement X, ou jets, émergent des galaxies de Seyfert et
finissent sous forme de quasars, souvent sous forme de paires, ayant des
redshift semblables, sur les côtés opposés de l'axe secondaire de la
galaxie. De plus, les galaxies spirales de haute luminosité ont un
redshifts excessif comparé aux galaxies spirales normales, comme le montre
la méthode de mesure des distances de Tully-Fisher par le taux de rotation
(lequel est indépendant des redshifts).
On peut évidemment se demander ce que les amas de
galaxie ont à nous dire à ce sujet, car celles-ci sont clairement et
physiquement associées en amas. La deuxième preuve qu'ils fournissent est
vraiment considérable. Classiquement, les amas de galaxie, en totalité,
obéissent à la relation, du diagramme de Hubble, entre redshift et
luminosité, avec une dispersion de seulement quelques dixièmes de
magnitude. Mais 14 amas, au nord de Cen A, ont une dispersion bien plus
grande avec une gamme maximale de 4 magnitudes. Ces groupes n'ont aucun
lien de parenté avec le type revendiqué pour les galaxies ordinaires, et
remettent en question que la relation de Hubble classique puisse avoir
pour eux la signification habituellement attribuée, à savoir que le
redshift indique toujours la distance pour n'importe quoi. Nous pourrions
tout simplement avoir été bernés parce que luminosités et redshifts sont
fonctions de la masse, ce qui amènerait à une relation de Hubble apparente
sans aucune véritable dépendance à la distance.
Certains exemples d'amas sont de véritables casse-têtes.
L'amas Abell dont les galaxies de forts redshifts sont distribuées
exactement en bas aussi bien de l'axe de l'amas de la Vierge que de son
jumeau, au sud, le groupe Fornax. Un échantillon complet sur une grande
région du ciel de l'hémisphère sud a montré que la concentration en
rayonnements X les plus intenses avait les deux galaxies les plus
lumineuses, M83 et Cen A, en son centre, en dépit du plus grand redshift
en rayonnement X des amas. En général, les amas, en rayonnement X,
apparaissent avec des redshifts d'approximativement 0.06, plus fréquemment
que la chance ne le permet, ce qui dans l'interprétation de Arp les
caractérise comme jeunes et intrinsèquement à forts redshifts.
Les données secondaire incluant la mesure de la vitesse
de refroidissement indiquent qu'au moins 100 masses solaires par an sont
perdues par ces amas. Cela implique 100 milliards de masses solaires en un
milliard d'années. Ou va cette masse ? Les possibilités évidentes peuvent
toutes être rejetées. Les galaxies actives (BL Lac), ayant des redshifts
intermédiaires entre quasars et amas de galaxies, sont apparemment les
géniteurs des groupes de galaxies. Les galaxies normales dans certaines
gammes de redshift ont tendance à s'aligner dans l'espace en chapelets,
avec la galaxie de plus faible redshift près le centre. Par exemple, 13
des 14 galaxies spirales les plus lumineuses de l'hémisphère nord, se
situent parfaitement, dans des champs peu encombré, sur des chapelets bien
marquées de galaxies lesquelles ont des concentrations plus faibles de
galaxies à grands redshifts. Et il y a un évanouissement anormal, dans le
bleu, souvent de galaxies actives qui remplissent des amas avec des
redshifts s'étageant entre 0,2 et 0,4. Celles-ci évoluent apparemment dans
la gamme de luminosité supérieure, les objets de redshifts inférieurs sont
vus à 0.02. Donc les objets, apparemment les plus jeunes, avec les plus
grands redshifts, sont alignés de chaque côté de sources éruptives ce qui
implique l'éjection de protogalaxies et l'association de ces redshifts
avec la jeunesse de ces objets. L'accroissement de la distance par rapport
à la source, est corrélée avec la diminution du redshift. Ceci indique
donc qu'il s'agit du sens évolutif associé avec l'âge. A des redshifts
d'approximativement 0.3 et à des distances d'environ 400 kpc de la source,
les quasars deviennent très lumineux aux longueurs d'onde optiques et en
rayonnements X, et ils évoluent en objets de type BL Lac (c'est une étape
éphémère parce qu'ils sont rares). Finalement, ceux-ci évoluent en amas de
galaxies qui apparaissent à des distances comparables à l'objet BL Lac, ce
qui implique que les amas peuvent résulter de la dissolution de ces objets
de type BL Lac.
Il y a plus. Les multiples images de regroupements de
quasars ont été rejetées comme erreurs d'observation jusqu'à ce que la
théorie des lentilles gravitationnelles ait été invoquée. Alors beaucoup
plus d'exemples ont été rapidement trouvés. G2237+0305 était
essentiellement un quasar de haut redshift dans le noyau d'une galaxie de
bas redshift. L'effet de lentille fut la seule porte de sortie pour les
cosmologistes. Les quatre images du quasar étaient toutes à une distance
inférieure à une seconde d'arc du noyau de la galaxie. Mais Hoyle calcula
la probabilité d'un tel phénomène de lentille comme étant de deux pour un
million. De plus, les images du quasar s'étalent radialement vers la
galaxie centrale au lieu de se présenter comme des arcs comme la théorie
des lentilles le prédit. Les images réelles des arcs ne ressemblent pas
tellement non plus aux arcs prédits, mais plutôt à des morceaux de
coquilles allongées. Cette alternative est en meilleur accord avec
l'existence d'arcs radiaux, de jets en forme d'arcs, et de jets qui
finissent en arcs transversaux.
Les dernières données observationnelles globales
démontrent la quantification des redshifts. Fondamentalement, les
redshifts ne prennent pas toutes les valeurs avec une égale facilité,
comme ils le devraient s'ils étaient causés seulement par les vélocités
des objets observés. Par exemple, les redshifts proches de 0.061, 0.3,
0.6, 0.91, 1.41, 1.96, apparaissent plus fréquemment que ne le permet la
statistique. Les plus petits redshifts se produisent aussi à intervalles
périodiques préférentiels, comme Tifft l'a montré dans une étude, laquelle
a été confirmée dans un échantillon indépendant par Guthrie et Napier.
L'existence de valeurs privilégiées pour les redshifts montre, qu'ou bien
nous sommes au centre d'une série de coquilles en expansions, ou bien le
redshift n'indique pas la vélocité. Arp avertit que les quasars faibles,
ayant de grands redshifts, ne continuent pas à montrer cet effet,
peut-être parce que la forme du rapport change aux grandes distances par
rapport à nous (ainsi que le suggère la faible luminosité). Aussi,
l'étalement qui existe autour de ces valeurs de redshifts préférés est
apparemment dû à la vitesse d'éjection qui peut aller jusqu'à 0.1 c. Le
redshift moyen d'une paire du quasar tombe généralement plus près d'un
redshift préférentiel que ne le ferait l'un et l'autre redshift
individuellement. Les objets de type BL Lac présentent la même
quantification, mais à un degré moins prononcé, comme il convient à leurs
liens avec les quasars. La Figure 8-16 montre un ensemble saisissant de
bandes et d'intervalles pour les redshifts des galaxies, en rayonnement X,
dans l'amas Abell 85, illustrant ainsi l'effet de la quantification des
redshift d'un coup d'œil.
La force de Arp est l'observation en astronomie
extragalactique. Avec la théorie il est moins compétent, mais il s'aide
des idées de Narlikar, de Hoyle et des autres. Le concept de masse qui
augmente avec âge n'a pas de paramètres ajustables (les caractéristique de
l'age sont données par l'âge mesuré de notre propre galaxie), ce qui
permet des prédictions de redshifts intrinsèques depuis les étoiles à
effet K jusqu'aux quasars, avec des résultats tels que les erreurs sont
inférieures à un ordre de grandeur. Le Big-bang avec tous ses paramètres
ajustables ne peut pas faire aussi bien. Ainsi, le redshift, indique la
jeunesse. Et la pente du diagramme de Hubble provient directement de l'âge
de notre propre galaxie. Puisque la luminosité évolue en fonction de la
masse, le rapport apparent luminosité / redshift est une pure coïncidence,
et nullement un indicateur de distance. Je ne peux avoir de parti pris
contre des explications théoriques plus simples pour les contraintes
d'observation qu'indubitablement la théorie de Arp des variation de masse
peut fournir. Mais Arp admet volontiers que les théories ont besoin
d'évoluer avec les découvertes, c'est une chose que le Big-bang a cessé de
faire à un niveau fondamental il y a une génération.
Quelques-uns des aspects les plus divertissants de ce
livre sont apportés par les démêlées de Arp avec ses collègues, les "Referees"
et avec les éditeurs de revues. Arp traite ces échanges, avec des pointes
d'humour issus de sa philosophie. En dépit de son pessimisme, je me
demande comme chacun de nous aurais pu élaborer une philosophie beaucoup
plus optimiste si nous avions été dans les souliers de Arp. Les "referees"
anonymes utilisent fréquemment un langage abusif tel que " généralisations
ridicules ", ou "injustifiées" ou encore "conclusions bizarres basées sur
un parti pris extrême des auteurs qui souhaitent trouver le redshifts non
- cosmologique". Il n'était pas rare de trouver des "Referees" suggérant
que les implications auraient dû être utilisées pour prouver les erreurs
des observations ! Ce professeur, prix Nobel, est cité pour avoir dit "Arp
n'a rien apporté de correct dans mon cours. J'aurais pu le recaler, mais
je ne pouvais pas supporter de le voir suivre à nouveau le cours avec
moi".
Nous voyons dans les anecdotes de fréquentes
affirmations, non démontrées, que telle chose est vraie ou fausse pour des
raison qui ne sont pas présentées à l'auteur pour que ce dernier puisse
les réfuter. Un exemple: "Oh combien de ces affirmations ont été
complètement réfutées". Arp introduit quelques noms pour certaines de ces
batailles tactique personnelles. La "Manœuvre des Pléiades" est l'une
d'elles: Les mesures, concernant le "fond cosmologique", et la
signification statistique du "premier plan" (tel que l'amas de la
Pléiades) est réduite à l'insignifiance. La réaction à la présentation de
la carte en rayonnement X montrant la connexion de l'amas de la Vierge et
du quasar 3C273 a suscité cinq refus de publication, dans deux revues, de
"referees" arrogants et condescendants, et n'a seulement été envisagé, par
quelques collègues, qu'à la manière d'un "accident automobile horrible le
long de l'autoroute ".
Malheureusement, le courant dominant est bien adapté
pour assurer sa survie. Aussi quand Arp réussit à traverser le champ de
mines et à obtenir que ses résultats soient publiés en dépit des "referees",
une connivence tacite et non écrite est qu'aucune discussion ni citations
ne soient faites, et qu'ainsi le résultat gênant sera vite oublié. Arp
suggère qu'un échantillonnage de rapports de "referees" montrant les
manipulations, ruses, insultes, l'arrogance, et en plus les colères de ces
"referees", devrait être publié pour permettre à tous d'évaluer
l'objectivité des informations qu'il leur est permis de lire.
Voici quelques brèves citations sur ce que Arp a appris de ces
échanges :
-
"Quand se présentent deux possibilités, les
scientifiques ont tendance à choisir la mauvaise".
-
"Plus fortes sont les évidences, plus les attitudes
se durcissent".
-
Le jeu ici est de faire un amalgame de toutes les
observations antérieures sous forme d'hypothèse et alors de déclarer
qu'il n'y en a pas d'autre confirmant l'observation".
-
"Peu importe combien de fois quelque chose a été
observé, cela ne peut être cru tant que cela n'ait encore été observé".
-
"Si vous prenez une personne très intelligente et lui
donnez le mieux de ce qui est possible, l'éducation de l'élite, alors
vous créerez très probablement et avant tout un académicien complètement
imperméable à la réalité".
-
"Quand on regarde cette image aucun niveau
d'éducation universitaire avancé ne peut remplacer un bon jugement; en
fait ce serait même indubitablement un obstacle".
-
"Les comités d'organisation locaux cèdent à des
pressions impérialistes tendant à éviter des programmes recherches
rivaux".
-
"C'est la responsabilité fondamentale d'un
scientifique de faire face, et de résoudre les observations
contradictoires".
-
"La science échoue à s'auto corriger. Nous devons
comprendre pourquoi, et changer cela".
Le livre en contient bien d'autres.
Comme tout travail d'une telle ampleur, quelques
erreurs sont apparues sur quelques points qui paraissent douteux. Aucun de
nous ne peux être expert en tout, et nous repoussons toujours les limites
de nos connaissance.
Voici quelques commentaire sur ces points:
-
Arp, dans ses arguments contre les modèles de la
"lumière fatiguée" (p. 97), fait une supposition courante, mais
invalide, que les particules quantiques doivent être responsables de la
perte d'énergie. Car il y a de bonnes raisonne de suspecter que les
particules quantiques n'en sont, pour aucune raison fondamentale,
responsables.
-
La proposition d'Arp (p. 219) que si les masses des
planètes et celles des satellites peuvent être quantifiées, utilise des
arguments statistiques invalides quand il fait le lien avec de grandes
gammes de masse. Mais il peut avoir parfaitement raison pour de petites
différences de masses. D'une manière générale, la fission de paires de
particules crée de la masse dans la proportion approximative de 5/4 ce
qui peut expliquer en partie les statistiques planétaires de Arp. Cela
peut aussi expliquer son rapport de quantification magique du redshift
de 1.23 si un tel processus de fission est responsable des doubles
éjections dans les galaxies.
-
Dans la page 234, Arp cite le test de la luminosité
de surface qui doit varier comme (1+z)4 dans le Big-bang. Il applique
cela à son propre modèle en supposant que les observations y sont
conformes. Cependant, la dépendance observée est en (1+z)2. L'évolution
des galaxies est considérée comme responsable de la différence dans le
big-bang, mais cela ne peut évidemment pas s'appliquer au modèle de Arp.
-
Page. 237, Arp fait incorrectement état que le fond
cosmologique doit venir d'une mince coquille, en disant que cela n'a pas
été expliqué. Mais cette radiation est supposée avoir inondé l'univers
peu après le big-bang, et qu'elle s'est refroidi depuis. Donc chaque
point dans l'univers reçoit aujourd'hui un rayonnement froid, et il n'y
a aucune coquille nulle part. Toutefois Arp fournit des explications
plus vraisemblables et plus correctes pour le rayonnement fossile qu'un
résidu de big-bang originel.
-
L'utilisation de Arp des pics de statistiques, venant
de lui, pour expliquer la différence entre un a priori et un à
posteriori de probabilité, n'est là que pour nous assurer qu'il en
comprend la différence et l'importance.
-
Il est décevant qu'il ne fasse aucune mention du rôle
des galaxies elliptiques géantes dans le schéma évolutif de ces objets.
Dans ce débat, Arp, très justement, montre que par
certains cotés, la signification du redshift doit être, d'une façon
catastrophique, complètement fausse. Cela l'amène à se demander combien
d'autres hypothèses incertaines peuvent exister dans d'autres domaines
affectant nos vies quotidiennes, et au sujet desquelles nous faisons
innocemment trop confiance. Ce qui est peut-être la pensée la plus sensée
de toutes.
Traduction: Bernard Lempel. (Avec
l'aimable autorisation de Monsieur Tom Van Flandern)