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Vade Retro Satanas, un Quadriconducteur
Quadrichaleur ! |
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Un |
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Supraconducteur Très Chaud ? |
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Quelques rappels sur les
Supraconducteurs |
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le physicien hollandais
Heike Kamerlingh Onnes de l'Université
de Leide a observé en 1911 pour la première fois le phénomène de
supraconductivité dans le mercure à la température de 4 K. En 1913 il obtint
le prix Nobel pour ce travail.
Par la suite on découvrit que de nombreux matériaux pouvaient présenter ce
phénomène, mais toujours à des températures proches du zéro absolu.
Il fallut attendre 1966 pour que des matériaux à haute température de
supraconductivité (30 K) soient découverts par Alex Müller et Georg
Bednorz. (Curieusement dans une céramique normalement isolante).
Le record de 138 K est aujourd'hui détenu par un composé de thallium,
incluant du mercure et un cuprate (Baryum, Calcium, Cuivre et
l'Oxygène).
Si ce composé est soumis
à une pression d'au moins 300.000 atmosphères, la température de
supraconductivité de ce matériau monte alors aux environs 168 K.
(Ron Goldfarb de l'Institut
National de technologie du Colorado). |
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Quelques Propriétés des Supraconducteurs. |
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La supraconductivité apparaît généralement à de
températures proches du zéro absolu
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Résistivité d'un supraconducteur = 0.
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Les Supraconducteurs perdent leur propriété de
supraconductivité si un champ magnétique trop intense leur est appliqué.
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Certains matériaux supraconducteurs voient leur
température de supraconductivité augmenter si on leur applique de très
fortes pressions.
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Hypothèse de la Supraconductivité de la graine terrestre |
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Dans le centre de la terre, la graine présente les
caractéristiques suivantes:
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Elle a une température de 5000° C.
-
Elle serait composée de
Ferro-Nickel.
-
Malgré la température, sous l'effet de la pression la
graine est solide.
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avec :
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R en Ohm. (Ώ)
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ρ en Ohm.mètre.
-
l en mètres.
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S en mètres².
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Noyau |
Graine |
| T (°C) |
3665 |
5000°C |
| R (Ώ) |
0,15282 |
0 |
| P (Watt) |
6,11.1017 |
0 |
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Remarque :
Si la pression exercée par le manteau supérieur, sur le noyau, était
suffisante le noyau serait solide. Il se confondrait physiquement avec la
graine. Le changement de phase n'existerait pas.
Il y aurait alors continuité de
variations de température et de résistivité.
Problème :
Si les métallurgistes savent porter le fer jusqu'à
3000° C, personne ne sait, à cette température, en mesurer la résistivité,
et ceci pour une raison très simple, aucune cuve ni aucune électrode autre
que le carbone (graphite) n'y résistent. Or le fer est très rapidement
pollué par ce dernier et devient alors une fonte ou un acier. Toutes les
mesures de résistivité sont donc faussées.
Solution adoptée :
Le seul métal sur lequel on sait faire des mesures de
résistivité ρ (en ohm.mètre),
à très haute température, est le Tungstène. Pour nous tirer
d'affaire et sachant que la résistivité d'un métal s'accroît linéairement
en fonction de la température, nous ferons une extrapolation linéaire pour
les valeurs inconnues, aussi bien pour le Tungstène que pour le
Ferro-Nickel. Les valeurs trouvées
ne devraient pas entraîner d'erreurs trop graves.
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ρ à
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25°C |
3665°C (# Noyau) |
5000°C (Graine) |
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Tungstène |
56,5.10-9 |
1170.10-9 |
1578.10-9 |
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Ferro-Nickel |
738.10-9 |
15282.10-9 |
20664.10-9
(=0) |
| Mercure |
958.10-9 |
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Nous avons fait figurer la résistivité du mercure,
pour montrer qu'un métal en phase liquide peut avoir une résistivité
équivalente à celle d'un métal en phase solide. Par analogie, cela nous
permet de valider la résistivité du Ferro-Nickel à 4000°C dans le
Noyau.
-
Si l'on fait l'hypothèse que la configuration
atomique de la graine
serait celle d'un cristal dont la structure, malgré la température, lui
conférerait des propriétés de
Supraconducteur,
alors la résistivité et donc la résistance interne R de la graine
serait R=0.
-
De ce fait, la résistance du noyau serait
court-circuitée par celle de la graine. Ainsi le noyau ne jouerait aucun
rôle significatif dans le magnétisme terrestre.
-
Le fait que la magnétisme terrestre soit à 90%
dipolaire plaide en faveur de cette hypothèse. Les 10% de "moustaches"
ne seraient dus qu'aux mouvements de convection turbulents dans le noyau
et ne seraient que des phénomènes de second ordre. Ces turbulences ne
feraient que dévier une fraction faible du champ magnétique issu de la
graine.
Dans le tableau, ci-contre, nous avons fait le calcul
des Résistances et des Énergies dissipées pour un courant de 2 Milliards
d'ampères dans le noyau.
Conclusion :
Si le générateur du champ magnétique terrestre est dans le noyau, alors
l'énergie dissipée est colossale. Ce qui est incompatible avec la
pérennité de la rotation terrestre.
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Il est clair que, dans des conditions de résistivité
nulle, le gain G dans la boucle de rétroaction est
G≥1.
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Le problème de la permanence au cours du temps est
ainsi résolu.
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Il reste à résoudre le problème des inversions du champ
magnétique.
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Eruption solaire vue par SOHO
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Nous savons qu'un supraconducteur perd ses propriétés
supraconductrices si un champ magnétique trop important le traverse.
Trois possibilités :
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Une perturbation convective importante dans le noyau
qui ajouterait son propre champ au champ magnétique de la graine.
-
Une éruption solaire exceptionnelle induisant
vers la terre un champ magnétique très important.
Nous aurions ainsi une période plus ou moins longue de
géomagnétisme nul.
Dès la disparition de cette perturbation, la supraconductivité de la
graine réapparaîtrait. Le champ magnétique de la Terre serait réamorcé et
orienté dans un sens ou l'autre en fonction du champ magnétique solaire.
(Ce dernier change de sens tous les 11 ans).
-
La graine, plongée dans le noyau dont, rappelons le, la
viscosité est celle de l'eau, dispose de degrés de liberté importants.
Elle peut donc, pour des raisons de pure mécanique (convection dans le
noyau et forces de Coriolis), pivoter et se redresser. Ceci induit alors
le déplacement des pôles, donc la variation de la déclinaison
magnétique observée et, dans les cas extrêmes, le renversement des pôles.
Notons que le plan de rotation du courant électrique est imposé par la
structure cristalline de la graine. Donc
le plan de rotation électrique ne peut que suivre les mouvements de la graine.
Il serait possible de vérifier cette hypothèse en observant l'évolution
des positions physique des anisotropies de la graine, constatées par
sismographie, en corrélation avec l'évolution de la déclinaison
magnétique. Cette observation semble très difficile à réaliser.
Notons que si cette corrélation était
confirmée, alors l'hypothèse du magnétisme de la graine et de sa
supraconductivité seraient fortement validés
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Anisotropie de la graine
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Anisotropie de la graine
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Remarques et Conclusions |
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On ne peut pas extrapoler ce phénomène à l'ensemble des
planètes du système solaire. Certaines ne semblent pas avoir de champ
magnétique, d'autres en ont un, mais très faible. Certaines, surtout les
planètes géantes remplissent les conditions internes de masse et de
température pour avoir une graine supraconductrice.
On admet aujourd'hui que Jupiter a un noyau solide. A l'intérieur de
celui-ci on est en droit de supposer qu'il y aurait une graine
supraconductrice :
http://www.berkeley.edu/news/media/releases/2008/11/25_core.shtml
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Le magnétisme et la physique du soleil sont trop
complexes pour qu'on puisse lui extrapoler directement et sans précautions
ces hypothèses. Toutefois on peut noter que dans le soleil existe aussi
un noyau gazeux et peut-être aussi une graine supraconductrice.
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Des études de laboratoire sont nécessaires pour
vérifier si certains matériaux deviennent supraconducteurs, à haute
température et à très hautes pressions. Il ne semble pas que les
cellules à enclumes de diamant permettent actuellement d'obtenir la
pression et la température qui règnent dans la graine terrestre. Toutefois
il y a là aussi un biais, c'est que le diamant n'est que du carbone, et
donc il serait difficile de ne pas polluer l'échantillon de ferro-nickel
Il faut donc espérer un ou des progrès
technologiques décisifs dans ce domaine.
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Dernières
Nouvelles §
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Bibliographie
et
Documents |
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La Supraconductivité. (Futura Sciences)
-
Supraconductivité: un condensât de physique
-
Les supraconducteurs et leurs applications
-
La cellule à enclumes de diamant
-
Composition chimique globale de la Terre
-
Earth Core Formation and Composition: New Constraints from High-Pressure
Experiments New
(05/03/2010)
-
Etude sismologique du noyau terrestre
-
Dynamique de la cristallisation de la graine : expériences et modèles
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Créé le: 10/03/2007
Dernière mise à jour:
28/12/11 |
Pulsations Solaires
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