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Niveaux Océaniques, Corrélations Volcaniques, et Marées Hello !
 
Préambule : On ignore encore beaucoup de choses concernant les océans. Nous savons qu'ils ont une importance considérable :
  1. Météorologiques et climatiques.
  2. Sur la vie en général.
  3. Et aussi Économique.
Certains océans atteignent des profondeurs de l'ordre de 10.000 mètres.
Les océans recouvrent un peu plus de 70 % de la surface de la Terre. La croûte terrestre qu'ils recouvrent a une épaisseur d'environ 5 Km à comparer aux 30 Km en moyenne des croûtes continentales.
L'activité volcanique des continents est bien connue, par contre celle des océans nous est largement inaccessible, même si des instruments de mesure ont récemment permis quelques progrès.

Remarques :
  1. Le rapport des surfaces océans/continents est d'environ 70/30. On peut donc faire l'hypothèse que globalement l'activité volcanique des océans par rapport à l'activité volcanique des continents est au moins dans le même rapport.
    Le volcanisme de point chaud de l’Océan Pacifique Sud
  1. Si le rapport d'épaisseur des croûtes est 30/5 = 6. L'énergie et donc la chaleur émise par l'activité volcanique permanente des océans est au minimum dans les mêmes proportions. Ce qui donne une énergie volcanique dégagée dans les océans de l'ordre de 6 x (70/30), soit 42/3, donc environ 14 fois plus importante que celle dégagée sur les continents.
    Elle est probablement bien plus importante car il faut aussi tenir compte des pressions dues à la hauteur des colonnes d'eaux océaniques. Ce qui entraine des infiltrations d'eau à haute pression par les failles de la croûte océanique. Ces eaux rejaillissent à très haute température sous formes gazeuses ou liquides.
    Cette activité hydrothermale se manifeste, entre autres, par les fumeurs chauds qui ont été découverts en 1977 par le submersible Alvin
Et tout cela nous est généralement invisible !
Source : AVISO
Niveau des mers

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En Janvier 2013, dans le N° 57 de la revue "L'Astronomie" (SAF), est publié un ensemble d'articles consacrés à la Terre. Parmi ceux-ci il en est un, intitulé "Changement climatique et variations récentes du niveau moyen des mers".
Dans cet article figure une carte des variations du niveau des mers au cours des dix dernières années.(voir ci contre). L'auteur nous dit :
Nous citons :
"...l'augmentation actuelle du niveau moyen des mers peut s'expliquer par trois facteurs principaux dont le rôle est pour l'instant à peu près égal et partagé.
Il s'agit de la dilatation thermique due au réchauffement des océans (estimée à environ une valeur moyenne de 1,1 mm/an pour la période 1993-2011),
de l'ajout d'eau dans les océans provenant de la fonte des glaciers continentaux
(environ 1,2 mm/an pour la période 2003-2009)
et de la perte des glaces du Groenland et de l'antarctique (environ 1,1 mm/an pour la période 2003-2009)
".
L'auteur termine par les conclusions climatologiques habituelles de nos jours.
Devant  la carte ci-contre nous éprouvons un malaise.  Nous n'en comprenons pas immédiatement la cause. Ce n'est que quelques jours après que l'évidence nous apparait.
Source : Les Volcans
Tectonique des plaques

En fait cette carte des niveaux océaniques nous en rappelle d'autres, dont celles dont nous avions pris connaissance, alors que nous suivions les cours dispensés, au Collège de France, par le Professeur Xavier Le Pichon.
Il s'agit des cartes de la tectonique des plaques et de l'activité volcanique à l'échelle de notre planète.

De la comparaison de ces deux cartes, on constate déjà que :

  1. L'élévation du niveau des mers semble, dans presque tous les cas, en corrélation avec l'activité volcanique sous-marine. (Chose qui curieusement n'est jamais évoquée)
  2. Le gradient du niveau est le plus élevé au dessus des zones volcaniques océaniques et décroit plus loin, vers l'Est.
  3. Sur dix ans, l'activité volcanique continentale n'a à l'évidence aucune influence décelable sur les niveaux des mers.
  4. Même si elle est possible, l'influence du réchauffement climatique global sur les niveaux des mers n'est pas démontrée.
 

Examinons les corrélations les plus flagrantes entre l'activité volcanique et les niveaux océaniques  :

  1. L'Indonésie
  2. Le Japon
  3. Nouvelle-Zélande
  4. Madagascar - La Réunion

Et quelques cas particuliers :

  1. Argentine, Rio de la Plata
  2. Brésil, Amazone
Les Océans, les courants marins thermo halines
Courants marins
Questions :
Pourquoi, dans presque tous les cas, la dilatation des niveaux qui accompagne le réchauffement des océans, est-elle toujours orientée d'Ouest en Est ?
Les courants marins en seraient-ils responsables ?
La carte des courants océaniques thermo halines, ci-contre, montre qu'il n'existe aucune corrélation avec ce qui est observé.
Les vents ou des courants en seraient-ils la cause ? Oui, mais alors il ne peut s'agir que de vents et/ou de courants de surface des océans. Deux observations nous permettent de valider cette hypothèse :
  1. La dispersion des déchets issus de la catastrophe due au tsunami qui a frappé, en Mars 2011, la côte Est du Japon. Globalement cette dispersion est corrélée avec l'orientation de la dilatation du niveau océanique au large du Japon.
  2. Le phénomène El Niño, apparait périodiquement selon un rythme qui, selon les sources, varie de 5 à 7 ans ou de 2 à 7 ans. Il n'est donc pas corrélé avec un cycle annuel ou saisonnier. Comme par hasard, il prend naissance au centre de l'océan pacifique sous l'aspect d'une "anomalie chaude" (indépendante de l'exposition au soleil de l'océan). On peut donc proposer l'hypothèse suivante : El Niño naitrait au fond de l'océan pacifique, dans une des région volcanique les plus active de notre planète. On constate que l'orientation d'El Niño est corrélée avec l'orientation de la dilatation de l'océan au large de l'Indonésie. Les eaux chaudes dégagées par ces volcans sous-marins remontent en surface en se déplaçant vers l'est sous l'effet des courants profonds, puis de courants de surface et aussi sous l'effet des vents. Les courants marins thermo halines semblent donc n'y être pour rien.
    Les variations d'activité d'El Niño seraient donc corrélées avec les variations d'activités volcaniques sous marines des régions centrales de l'Océan Pacifique.
    Ces variations d'activités volcaniques seraient-elles la conséquence de phénomènes astronomiques tels que les marées induites sur la Terre par la Lune, les Planètes et le Soleil ?
  3. Le phénomène El Niña, fonctionne de la même façon, mais à l'inverse d'El Niño. Cela implique que les courants sous-marins et les vents de surface se sont inversés.
  4. El Niño pourrait, lors d'épisodes de grande ampleur, déborder vers l'océan Atlantique et entrainer des anomalies météorologiques.
  5. La seule constante, c'est l'apparition de l'anomalie chaude en surface de l'océan comme indicateur du déclenchement de ces phénomènes.
    Il semble indispensable de surveiller l'activité volcanique au fond des océans et aussi de mesurer le temps de remontée des eaux chaudes qui en sont la conséquence.

  §  La Terre en feu :
Le Goddard Institute for Space Studies (NASA - GISS) publie tous les mois une carte d'anomalies de température de surface, sur la Terre, et une carte de tendances. Ces documents sont précieux, car très révélateurs de certains phénomène météorologiques et climatiques.
Le dernier qui a été publié, date de Juillet 2016 : GISS Surface Temperature Analysis. Voir, ci-contre, la carte de Juillet 2016.
Cette carte est étonnante. Elle nous montre dans l'Océan pacifique, comme on pouvait s'y attendre, El Niño. Mais aussi deux frères jumeaux, l'un au nord et l'autre au sud ! Cette configuration extrême est probablement assez exceptionnelle.
El Niño, comme à son habitude, traverse l'Amérique du Sud puis l'océan Atlantique, se propage en Afrique et remonte vers le Nord en direction de l'Europe via la mer Méditerranée !
El Niño Nord vient lécher la côte ouest des États-Unis, se disperse vers l'Arctique, vers l'Europe, la Russie, et le nord de l'Asie !
El Niño Sud vient vient lécher la Patagonie et se propage vers l'Antarctique !
Ne soyons pas trop étonné si la planète Terre subit actuellement un réchauffement climatique dont nous ne pouvons certainement pas accuser les humains.
Ces phénomènes entrainent, non seulement de nombreux incendies de forêt catastrophiques aux USA, en France, en Russie et ailleurs, mais aussi des épisodes de sècheresses catastrophiques pour l'agriculture.
Nous devons donc, en urgence, rechercher et observer les activités volcaniques sous-marines dans les profondeurs de l'Océan Pacifique.

El Niño
Pour voir et entendre l'animation, cliquez sur l'image ci-dessous.
Météo El Nino
Crédit : la chaîne météo.

Volcanisme et El Niño
Pour voir l'image agrandie, cliquez ci-dessous.
volcanisme et el Nino.

NASA-GISS
Carte de température de surface
NASA-GISS Carte des anomalies de températures
Périodicité du Stromboli Quelques réponses :
On connait aujourd'hui un volcan dont l'activité est corrélée avec les marées lunaires.
Il s'agit du Stromboli dont on voit la courbe d'activité ci-contre. Celle-ci présente des pics selon un rythme de 14 jours, ce qui correspond aux pleines et nouvelles lunes (2 fois 14 jours).
Voir:
Eruzioni vulcaniche al ritmo delle fasi lunari (Italien)
Eruptions volcaniques au rythme des phases lunaires (Français)
Existe t-il d'autres volcans ayant ce genre de corrélations ?
Source : Géothermie
(image modifiée par nos soins)

Structure de la Terre
Hypothèse :
On n'a donc, sous nos yeux, qu'un seul volcan terrestre manifestant une activité cyclique, Mais qu'en est-il de l'activité volcanique sous marine ?
Nous faisons l'hypothèse que les marées sont actives dans le noyau terrestre.
Les volcans sous-marins ont une différence considérable avec les volcans continentaux, c'est l'épaisseur de la croûte qui les sépare du manteau terrestre. Elle est de l'ordre de 5 Km pour les premiers et de l'ordre de 30 Km pour les seconds. Les premiers sont donc très mal isolés de la plus grande et de la plus active des chambres magmatiques terrestres (manteau et noyau) ! Autrement dit les marées n'ont pas ou rarement d'effet sur les volcans continentaux, alors que sur les volcans sous-marins, elles peuvent être beaucoup plus efficaces. N'oublions pas que dans le noyau, le magma a une viscosité égale à celle de l'eau.
Et tout cela se passe à l'abri du regard des pauvres humains que nous sommes !
Quelles sont les périodes auquelles nous devrions nous attendre ?
  1. Le cycle lunaire de 2 x 14 jours déjà détecté dans le Stromboli.
  2. Le cycle de 11,8 ans qui est la période de révolution de Jupiter et aussi le cycle solaire réel tel que nous l'avons montré ici.
  3. Les autres planètes ne devraient pas avoir d'effets significatifs compte-tenu de leurs masses et de leurs distances.
En attendant nous ne pouvons qu'espérer que les équipes qui travaillent sur la mesure des niveaux des océans continuent suffisamment longtemps, au moins deux cycles solaires, afin de faire apparaitre, éventuellement, ce cycle de 11,8 ans.
Espérons aussi que des recherches, aussi exhaustives que possible, soient menées afin de localiser et surveiller toutes les activités volcaniques des fonds océaniques.

Conclusion : Le niveau des mers dépend aussi de l'activité volcanique sous-marine des océans.
 
Réchauffement de la glace sous le Groenland
Glace à la base du groenland

30/09/2013.

 Le N° 480 de la revue "La Recherche", paru en Octobre 2013, nous apprend que le flux de chaleur interne de la Terre fait fondre la glace du Groenland par en dessous, là ou la croute continentale est la plus mince !
Cela confirme les hypothèses concernant l'importance de l'épaisseur de la croute Terrestre que nous avions formulées plus haut.
On peut noter que ce phénomène est totalement indépendant d'un réchauffement climatique anthropique.

Heat flow from Earth's mantle contributes to Greenland ice melting
Heat flux variations beneath central Greenland’s ice due to anomalously thin lithosphere (Nature)

Documents :
  1. Volcans sous-marins
  2. Sismicité de la Dorsale Médio-Atlantique dans la région MoMar à l'échelle régionale observée par des hydrophones autonomes - Nuno Mendes Simão
  3. Hydrothermal vents map
  4. Monts hydrothermaux, cheminées hydrothermales, sources hydrothermales
  5. Tides control the geysers of Enceladus
    An observed correlation between plume activity and tidal stresses on Enceladus
  6.   §  L'élévation du niveau des mers - Société de Calcul Mathématique SA - (Bernard Beauzamy)
 

Date de création: 25/02/13 
Dernière mise à jour: 22/08/16

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