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Vade Retro Satanas, le Soleil est fou,
il tremble et danse la gigue ! |
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Le Soleil vibre, il produit des ondes acoustiques dont
les fréquences sont centrées autour de 0,003 Hz. Ce phénomène est bien
connu et parfaitement expliqué.
Mais, on le verra, tout n'est pas si simple...
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Simulation en fausses couleurs d’une vibration du
Soleil.
Dans l'image ci-contre, le rouge et le bleu clair
correspondent à des zones de fortes amplitudes de vibration (quelques
mètres). L’étoile vibre dans sa totalité, de la couche périphérique
granuleuse (zone convective) jusqu’au
cœur
(représenté par un centre brillant), selon différents modes.
Source:
La sismologie Solaire : Qu'est-ce que c'est ? Et aussi :
The
Global Oscillation Network Group.
Ce phénomène a également été observé par l'ESO
sur l'étoile
Alpha Cen A, ce qui montre qu'il s'agit d'un phénomène très
général.
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Trajectoires des ondes acoustiques dans le Soleil.
Plusieurs milliers de modes ont été détectés avec
précision à la surface du Soleil. Chaque mode de vibration se propage
selon un "chemin" différent dans le Soleil.
Les lignes bleues correspondent à des modes de bas degré pénétrant
profondément l'étoile, les lignes rouges à des modes superficiels, de haut
degré.
Source:
Saclay-CEA-SAP
Et pour en savoir plus:
Structure interne & Sismologie. (Benoît Mosser - Obs Paris)
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Tout cela est connu et bien expliqué mais... Mais il y a des-
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-dans le SoleilO |
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Il existe
deux oscillations solaires qui restent totalement incomprises :
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Le Cycle de Wolf
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L'Onde de Kotof
Intéressons nous d'abord aux Taches Solaires et au
Cycle de Wolf
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Taches Solaires.
http://antwrp.gsfc.nasa.gov/apod/ap031027.html
Connues dès -800 par les astronomes chinois (Livre des changements),
elles ne seront connues en Europe qu'au siècle de Galilée.
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Taches Solaires et magnétisme.
Les taches solaires sombres sont accompagnées par des taches solaires
blanches. Entre ces taches sombres et blanches existent des champs
magnétiques.
http://antwrp.gsfc.nasa.gov/apod/ap991024.html
http://antwrp.gsfc.nasa.gov/apod/ap980616.html
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Cycle de Wolf et phénomènes
associés
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Les taches solaires apparaissent
toujours entre 35oN et 35oS de latitude solaire et
se déplacent, au cours du temps, jusqu'à l'équateur (loi de Schperer),
dans une ceinture appelée "la zone royale".
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La période entre deux cycles est
en moyenne de 11 ans. Comme les périodes se recouvrent partiellement, la
somme de deux périodes est inférieure à 22 ans. (18 à 19 ans environ)
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De période en période les champs
magnétiques, entre les taches, s'inversent.
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Le nombre de taches varie au cours du Cycle de Wolf
et au même rythme que celui-ci.
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Le
diamètre du soleil varierait au rythme de 2 cycles de Wolf.
Il s'agit d'un phénomène de faible ampleur de l'ordre de
Δd = 1 à 2 km, à comparer au diamètre du
soleil, D = 1,392.106 Km, et donc très difficile à
observer.
Notons qu'il existerait aussi des variations de diamètre de périodes
inférieures (320 à 1000 jours), mais ces dernières ne semblent pas avoir
de lien direct avec le Cycle de Wolf. Pour plus d'informations
voir:
Drift-Time Measurements of the Solar Diameter 1990-2000: New limits on
Constancy.
Mais cette étude ne couvre qu'une période inférieure à 10 ans. Elle ne
nous permet donc pas de tirer des conclusions certaines sur ce qui nous
intéresse ici.
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Question : |
Quel est le lien logique permettant de relier
physiquement l'ensemble de ces phénomènes ?
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Analyse : |
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Les taches solaires ne sont certainement qu'un effet
secondaire dû à la convection dans la zone convective du Soleil et aux
champs magnétiques associés (MHD).
http://antwrp.gsfc.nasa.gov/apod/ap011108.html
http://antwrp.gsfc.nasa.gov/apod/ap970904.html
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Ces champs magnétiques solaires ne semblent pas
pouvoir, à eux seuls, induire l'ensemble des phénomènes observés. Et
surtout ils ne peuvent pas expliquer la période du Cycle de Wolf.
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Des résonances acoustiques particulières de période
22 ans environ ne peuvent pas s'expliquer dans la géométrie et la
physique du Soleil. Les vitesses de propagation de ces ondes ne le
permettent pas.
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Par contre
les variations du diamètre
solaire pourraient être à la source de l'ensemble des phénomènes décrits.
En effet l'augmentation du diamètre du soleil pendant environ 11 ans,
suivie de sa diminution pendant la même durée pourraient être à
l'origine d'inversions des sens de rotation des colonnes de convection,
dues aux forces de Coriolis, donc de l'inversion des courants
électriques et finalement des inversions des champs magnétiques.
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Mais ces variations de diamètre solaire ne seraient
elles qu'un phénomène intermédiaire masquant une autre réalité ?
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D'ou
viennent alors ces variations périodiques de diamètre du Soleil ?
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Et
surtout, de quel diamètre s'agit-il ?
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L'activité Solaire
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Que diable se cache t'il derrière tout cela ?
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Hypothèses : |
Le Grand
Gong Galactique
(GGG)
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Une Onde
Gravitationnelle de très grande amplitude et de période de 2 fois 11 ans
soit 22 ans environ pourrait être à l'origine des variations
périodiques du diamètre du Soleil. (Nous l'appellerons le Grand Gong
Galactique - GGG)
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Compte tenu de la vitesse de propagation des ondes
gravitationnelles (vitesse de la lumière), sa longueur d'onde serait
alors de 22 années de lumière.
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Joseph Weber

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Le Soleil se comporterait donc comme un
Détecteur de Weber Géant(!
Autrement dit comme un détecteur d'ondes gravitationnelles.
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La source de ce rayonnement gravitationnel pourrait
se trouver dans le
cœur
de la Galaxie (Couple de trous noirs en interaction ?)
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Si l'on admet que le centre galactique est à environ
30.000 al du système solaire et si l'on prend pour étalon de
distance la longueur d'onde du GGG, on n'a que 30000 / 22 soit
1363 périodes ! Du point de vue ondulatoire, c'est très peu.
Il ne peut donc pas y avoir
d'atténuation et encore moins de red shift perceptibles.
Sa sensibilité serait de l'ordre de Δd / D,
soit 1 km /1,4.106 Km, donc de l'ordre de
10-6
! C'est à dire infiniment supérieure à ce que
Weber pouvait attendre de son petit cylindre, et aussi
infiniment supérieure à ce que l'on est en droit d'espérer des
expériences interférométriques en cours telles que
Virgo.
(de l'ordre de 3.10-23 pour des bras équivalents à 100
km)
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Toutes les étoiles et toutes les planètes de notre
galaxie seraient soumises à l'influence de ces ondes gravitationnelles
et pourraient être utilisées en vue de leur détection.
Si cette proposition est exacte, alors on peut faire une prédiction:
Toutes les étoiles de la
Galaxie obéissent au même cycle de Wolf que le soleil, soit
environ 2 fois 11 ans. (La résolution actuelle des instruments ne
permet pas encore cette détection)
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Pour toutes les étoiles de la voie lactée, la
longueur d'onde du GGG est la même,
seules les phases relatives
diffèrent.
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Il existerait ainsi un couplage gravitationnel
entre le
cœur de la galaxie et l'ensemble des étoiles de la galaxie.
Cette propriété serait à généraliser à toutes les galaxies.
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Nous aurions donc toujours eu un détecteur d'ondes gravitationnelles
géant sous le nez, et nous ne nous en serions jamais aperçus.?
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Objections : |
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La théorie affirme que la période des ondes
gravitationnelles se situerait plutôt vers 1ms (1000 Hz), et
certainement pas autour de 22 ans !
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Comment les ondes gravitationnelles pourraient-elles
agir et être détectées sur une masse gazeuse très diluée, surtout au
niveau de la photosphère.
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On n'a jamais détecté dans le centre galactique une
source de lumière ou d'ondes gravitationnelles ayant une période de 11
ans.
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Il semble que les étoiles ayant un cycle de 11 ans
soient exceptionnelles, pour ne pas dire inexistantes en dehors du
Soleil .
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Réponses : |
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C'est oublier, un peu vite,
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Que la théorie des trous noirs en interaction est
loin d'être achevée.
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Que personne n'a jamais détecté directement la
moindre onde gravitationnelle.
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Que ces dernières, selon la théorie, peuvent être
modulées en basses fréquences selon des modes très particuliers qui
ressemblent quelque peu à ceux que les radioélectriciens appellent
avec les acronymes "AM" et "BLU".
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Et que, dans ce cas, c'est cette modulation qui
serait détectée par le soleil. La physique de cette détection reste à
découvrir.
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Rien ne nous dit que les ondes gravitationnelles ne seraient
actives qu'au niveau de la photosphère. Elles le seraient surtout dans
les régions centrales du soleil, là ou la densité de matière est
suffisante, très probablement
dans le noyau. Et
donc ce seraient les variations du diamètre du noyau, qui induiraient le
Cycle de Wolf. Notons que cela rend les observations encore plus
difficiles.
On peut ajouter que compte tenu de la dimension du noyau du soleil vis à
vis du GGG, le "détecteur" ainsi constitué est totalement
apériodique. Il ne peut pas entrer en résonance. (Et cela serait vrai
pour toutes les étoiles). Notons que si une étoile entrait en
résonance avec un GGG, elle exploserait.
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Si le soleil est un cas exceptionnel, alors, dans
ces conditions, au lieu de parler de GGG, on devrait peut-être parler
de GGS. (Grand Gong
Solaire).
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Bibliographie : |
-
Les Ondes Gravitationnelles (Marcel Froissart - Cours au
Collège De France en 2002)
-
Cinématique dans le Coeur de M 87 (B.Lempel) Prémonitoire(?
-
Jets et Systèmes
binaires (B. Lempel)
-
Supermassive binary black hole system in the quasar 3C 345.pdf
-
Des détails sans précédent à la surface de l'étoile Bételgeuse.
New
-
Imaging the
spotty surface of Betelgeuse in the H band.
New
-
L’activité solaire - Jean-Marie Malherbe, LESIA,
Observatoire de Paris.
New
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| |
Quand les fakirs veulent voir la lumière céleste, ce qui est
très commun parmi eux, ils tournent les yeux vers le bout de leur nez.
(Note de Voltaire dans "Lettre d'un Turc sur les fakirs et sur son ami
Bababec").
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