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Vade Retro Satanas, Ce Crabe est fou,
il a des Os Partout ! |
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LA LENTILLE RéFRINGENTE
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Le 19 Sept 2002
le
STScI publie sur Internet un document remarquable. Il
s'agit d'une série de clichés, pris à l'aide du HST, et montés sous
forme d'une animation montrant l'évolution du centre du Crabe dans un
intervalle de plusieurs mois. (NASA/HST/ASU/J.Hester
& al).
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Un zoom, ci-contre, effectué dans cette
animation met en évidence, parmi bien d'autres phénomènes étonnants,
une onde qui se propage depuis le cœur du Crabe et qui,
comme dans un miroir, est dédoublée
par une onde qui se propage vers le cœur.
Ceci ne semble pouvoir s'expliquer que par un
effet de réfringence sur le bord d'une bulle de gaz en
expansion.
L'étrange cassure du jet principal trouve là aussi une explication par le
simple jeu de la réfraction dans le gaz.
Le Zoom complet (988 Ko) qui est disponible
ICI, est un montage de 23 images prises avec des
intervalles de 11 jours. Soit 8 mois.
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Le Pulsar vu par le NOAO
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La variation de distance Etoile - Pulsar comme
preuve supplémentaire de cet effet de réfringence ?
Nous avons repris la séquence réalisée par le NOAO
avec la caméra KPCA. Puis nous avons réalignés les huit premiers
instantanés significatifs pour pouvoir faire des mesures comparatives de
la distance séparant l'étoile du pulsar.
Les caractères A, B, et C servent de repères aux trois colonnes.
Les onze lignes de chaque colonne sont numérotées de 0 à 10.
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Nous ne présentons ici que la séquence A. Mais
nous pourrions vous présenter la séquence B avec des résultats
équivalents. Dans la séquence C, le pulsar est toujours éteint et donc
nous interdit quelque mesure que ce soit.
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Nous avons alors mesuré, dans chaque image, l'écart
en pixels entre l'étoile et le pulsar.
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A00 |
A01 |
A02 |
A03 |
A04 |
A05 |
A06 |
A07 |
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OFF |
OFF |
ON |
ON |
ON |
ON |
ON |
OFF |
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Sur les instantanés la distance entre l'étoile et le
pulsar est, à l'état ON, de 45 pixels. Elle est juste,
avant l'état OFF, de 55 pixels environ. La variation de
distance est donc de 10 pixels. Cette variation représente 20 %
de la distance, soit 2000 km.
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Nous remarquons que la variation de distance est
synchrone jet et du pulsar. La distance est minimale au maximum d'éclat
du pulsar.
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L'écart temporel entre chaque image est de 1 ms, donc
le trajet aller-retour (4000 km) du pulsar serait donc parcouru en
5 ms (5 périodes du pulsar). Ce qui donne une vitesse moyenne de
l'ordre de 800.000 km/s. Vitesse absolument incompatible avec les
lois de la physique.
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Il faudrait donc corriger la distance calculée
précédemment dans le rapport 300.000 / 800.000 soit 3/8.
Ce qui donnerait une distance :
D < 10000(3/8) soit
3700 km
Et une
variation de distance < 500 km.
Ce qui en 5 ms est impossible compte tenu de la masse du
pulsar et donc de son inertie. Il faut donc trouver une autre
explication.
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Soit cette variation serait due à la déformation de
la magnétosphère du pulsar sous l'impact du jet, ce qui de loin nous
donnerait l'illusion de ce mouvement. Ce qui résoudrait le problème
d'inertie du à la masse du pulsar, mais poserait alors celui de
l'inertie magnétique de la magnétosphère.
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Soit elle serait due à
l'onde de choc
acoustique due à l'impact du jet. Cette onde de choc provoquant
une variation locale de densité du gaz et donc une variation locale de
l'indice de réfraction, et en conséquence une modification du facteur de
grossissement en direction de l'observateur terrestre.
Nous privilégions cette
deuxième hypothèse. (Rasoir d'Occam).
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HYPOTHESES
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Si cet effet de réfringence est bien réel, alors
l'hypothèse de l'effet de lentille, que nous avions envisagé
précédemment, devient vraisemblable.
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Les ondes que l'on voit se déplacer seraient des
ondes de densité se propageant dans une bulle de gaz à gradient de
densité.
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Ceci implique un gradient d'indice et des ondes de
gradient d'indice de réfraction dans cette bulle de gaz. (Effet
Kerr optique)
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Ces ondes de gradient d'indice de réfraction sont
superposées les unes sur les autres. L'ensemble se comporte alors comme
un système optique complexe, dont le grossissement global G est
le produit des grossissements individuels de toutes les ondes. Cela peut
s'exprimer approximativement par
G = gN
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Le facteur de grossissement de 0,5.108
qui semblait totalement impossible à expliquer trouve ainsi une
explication simple.
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Le schéma, ci-contre, représente la structure globale
du cœur du Crabe. On y trouve:
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En bleu, les jets symétriques mis en évidence
par le HST et par CHANDRA.
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En brun, le jet périodique que nous avons mis
en évidence*.
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En orange, le jet continu que nous avons mis
en évidence*.
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En rouge l'étoile compagne d'où est issu le
jet périodique*.
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En jaune, le pulsar.
* Voir la page précédente:
Un Os dans le Crabe
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La simulation, ci-contre, a été réalisée en utilisant
le schéma ci-dessus. Elle montre un certain nombre d'effets de
réfringence qui peuvent se produire dans une bulle fluctuante et en
expansion.
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En bas à gauche l'effet de miroir.
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Les jets peuvent être déformés (cassure). Le grand
jet visible dans le zoom est effectivement cassé.
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Les objets peuvent être dédoublés. Et c'est bien,
semble t'il, le cas du pulsar.
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Une autre bulle de Gaz à gradient d'indice 3C 58 ?
New
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3C 58 (Chandra) |
Le Crabe (Chandra) |
Le 15/12/2004 Chandra publie des images de la
Nébuleuse 3C58 et les compare fort à propos avec la Nébuleuse
du Crabe.
Les structures sont parfaitement semblables. 3C 58, qui contient un
pulsar de 66 ms, pourrait donc être un deuxième exemple de bulle de
gaz présentant des effets de réfringence.
On peut, en particulier noter la
cassure si caractéristique du jet
principal, et, dans les deux cas, l'existence d'ondes de
densité.
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CONCLUSIONS :
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Ce faisceau d'indices convergents semble bien prouver
cet effet de lentille. Toutefois d'autres observations sont
indispensables pour valider définitivement cette hypothèse.
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La mesure de l'indice de réfraction semble possible
en divers points de cette bulle de gaz. On devrait pouvoir en déduire la
densité et le gradient de densité, et par voie de conséquence, les
dimensions et les distances véritables séparant les divers objets situés
dans le cœur du Crabe.
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Pour finir, il faut rechercher l'origine de cet
indice de réfraction. Est-il dû, comme il a été supposé ici, à la
densité du gaz dans le coeur du Crabe, ou bien à l'existence de champs
magnétiques dans le plasma fortement ionisé ?
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Le cas de 3C 58 montre que ce phénomène n'est
pas exceptionnel.
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Documents : |
-
Jets et
Systèmes binaires - Bernard Lempel.
L'Astronomie Vol 117 - Sept 2003.
SAF. (PDF=1,6 Mo)
-
Le
pulsar du Crabe, Faits et Contradictions.
New
-
La lumière déviée par le vide quantique : la preuve dans un système de
pulsars double ?
-
http://fr.arxiv.org/abs/quant-ph/0504039
Observing Quantum Vacuum Lensing in Magnetized Neutron Star Binary
System.
-
Sphère à gradient
d'indice (PDF) Un peu de mathématiques.
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Dernière mise à jour:
01/08/09 |
Un Os Vagabond dans le
Crabe |
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